[english]
Just like any other job, being a librarian can sometimes be incredibly boring.Happily enough sometimes something surprising happens to drag you out of this torpor, such as an interesting conversation with one of these rare colleagues that come to the library to ask you something other than a series of books for a class or with a pupil for example. Recently, such a conversation occurred about a 5ème student whom, for privacy reasons, we’ll call Patator and how his website layouts had been stolen even though he had posted them under Creative Commons license – something that logically made him lose faith in the utility of such licenses altogether.
Logically ? Not so much, of course. It goes without saying that specifying particular conditions for use of one’s work doesn’t mean these demands will be observed. However, I find the reasoning behind Patator’s reaction pretty interesting.
- Firstly, it’s important to protect the content you make available on the Web ;
- Secondly, the use of a Creative Commons effectively protects your work against someone who would want to mess with your rights as an author ;
- Thirdly, in case someone treads on your rights, there’s no way to act against it.
If the link between the first two steps is pretty obvious, the link between the second and third is much harder to grasp, but easier to understand once you slip in the shoes of a 13 year-old Internet user : confronted with music and video piracy everyday, in which both targeted industries can hardly do anything aside fromtaking people to the tribunal, what are your chances of having your rights as an author acknowledged ?
Nowadays, belonging to a variety of social networks is more and more common as long as you have a certain activity on the Internet. In this context, being a content creator increases the chances of seeing your work going where you don’t want it. Initiatives such as the Creative Commons will be more and more important in the future as a growing number of people without much knowledge in copyright laws will have to deal with the distribution of their creations online (without getting in on the debate about the quality of such creations). But on top of providing these licences and notions about the respect of authors’ rights on their work, advice about what to do when your work’s license is being violated – advice that make sense, but that don’t spontaneously come up after so many years a simple content consumer.
So for all the Patator around the planet : you can usually take care of such problems without much hassle, simply by emailing the person who used your content without your authorization to correct the mistake. If this doesn’t work, getting in touch with the person’s webspace provider with proofs of the violation is the next thing to do – their User Agreements usually cover the obligation to respect copyright laws. Of course if all else fails, you can always get the assistance and legal advice of a lawyer.
[french]
Comme tous les métiers, être documentaliste peut aussi se révéler parfois incroyablement barbant. Heureusement, de temps en temps, se passe quelque chose de surprenant qui vous tire de la torpeur, comme une conversation intéressante avec un de ces rares collègues qui se rendent au CDI pour autre chose qu’une série de livres pour une classe ou avec un élève, par exemple. Récemment, c’est avec un élève de 5ème – que nous appellerons Patator pour des raisons de protection de la vie privée – que je parlais de ses créations pour sites internet et entre autre du fait qu’une de ses layouts mise en ligne sous licence Creative Commons avait été volée par un autre – un événement qui lui avait logiquement fait perdre toute foi dans ces licences.
Logiquement ? Pas tant que ça, évidemment. Il va sans dire que spécifier des conditions bien particulières d’utilisation de son travail ne signifie pas forcément que ces exigences vont être respectées. Toutefois, je trouve intéressant le cheminement de pensée qui semble s’être fait dans l’esprit de Patator.
- Premièrement, il est important de protéger le travail que l’on expose sur la Toile ;
- Deuxièmement, l’adoption d’une licence Creative Commons permet de protéger efficacement son travail contre toute personne qui voudrait piétiner vos droits de reconnaissance à la paternité d’une oeuvre ;
- Troisièment, au cas où quelqu’un ne respecte pas vos droits d’auteurs, il n’y a pas de recours possible.
Si le lien entre les deux premières étapes est relativement apparent, le lien entre la deuxième et la troisième est beaucoup plus dur à saisir, mais compréhensible quand on se place dans la peau d’un utilisateur de 15 ans : confronté tous les jours au piratage musical ou cinématographique contre lequel les deux industries concernées ne peuvent faire grand’chose malgré des procés de plus en plus fréquents, quelle chance a-t’on de faire respecter ses propres droits à la création ?
Dans ce contexte, se placer dans une position de créateur de contenu augmente forcément le risque de voir ses créations “piratées”. Des initiatives comme les licences Creative Commons sont d’autant plus importantes pour un futur où de plus en plus de personnes qui n’ont pas de connaissances particulières en droit de la propriété intellectuelle seront concernées par le problème de la distribution de leurs créations en ligne (sans entrer dans le débat de la qualité de celles-ci). Mais en plus de fournir ces licences et des notions de respect des droits d’auteurs, il faudra aussi offrir des conseils quant à la marche à suivre en cas de violation des termes de la licence choisie – des conseils qui tombent sous le sens mais auxquels on ne pense pas forcément après tant d’années dans la peau d’un simple consommateur de contenu.
Alors, à l’attention de tous les Patator de la planète : on peut généralement régler les problèmes à l’amiable, en demandant à la personne qui a utilisé votre contenu sans mentionner son auteur de corriger son erreur. Si cela ne règle pas le problème, contacter l’hébergeur du site avec preuves à l’appui s’impose – l’acceptation de leurs conditions générales d’utilisation implique généralement le respect des droits d’auteurs. Enfin pour les cas vraiment désespérés (je vous souhaite de ne pas en arriver là), il reste le recours aux conseils d’un avocat, tout simplement.
1 réponse jusqu'à présent ↓
spinelie // 20 novembre 2007 à 22:34 |
sympatoche le Patator ^^